Neptune en Bélier : la liquidation judiciaire du bullshit

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de Neptune parce que, franchement, cette planète m’a ruiné la santé mentale depuis 2012. Quand t’es Vierge, avoir Neptune en Poissons en face pendant quatorze ans, c’est comme vivre en colocation avec un hippie stone H24 : ça pue l’encens, ça parle de vibrations, ça ne fait jamais la vaisselle, et ça te vole ta clarté mentale pour aller écrire de la poésie sur un blog WordPress moche. Alors oui : qu’elle se barre. Qu’elle aille dissoudre les illusions d’un autre. Moi j’en peux plus.

Neptune en Poissons, c’était l’ère mondiale du gnan-gnan. On avait transformé la société en chamallow géant, et les gens se comportaient comme des petites méduses hypersensibles qu’il fallait manipuler avec des gants en soie. On a eu droit à des injonctions du type : “écoute ton cœur”, “accueille tes émotions”, “honore ta vulnérabilité”. Le tout pendant qu’on crevait de stress, qu’on bouffait des anxiolytiques comme des Dragibus, et que l’économie ressemblait à un épisode de Dora l’Exploratrice sous LSD.

On avait des influenceuses qui tapaient 12 000 € par mois pour montrer comment faire un smoothie banane-avocat. Des coachs “quantique” qui facturaient 500 € pour “activer ton vortex d’abondance”. Des entrepreneurs qui écrivaient des manifestes inspirants pendant que leur boîte coulait. Et tout ce petit monde vivait dans un nuage rose : on respirait du flou, on buvait du flou, on investissait dans du flou, et on votait dans du flou.

Parce que oui : économiquement, c’était Disneyland sous kétamine. Des SPAC qui ne servaient à rien, des cryptos inventées dans des chambres d’ado, des NFT de singes moches vendus le prix d’un studio à Paris. Des boîtes type WeWork-like valorisées plus que Toyota alors qu’elles n’étaient même pas capables de payer le chauffage de leurs locaux. On a financé du vide, du néant, du fumigène glamourisé.

Pendant ce temps, la vraie vie – celle avec des factures, du gaz, du blé, des frontières et des guerres – se prenait Uranus en Taureau en pleine gueule : inflation historique, ruptures d’approvisionnement, crise énergétique, tensions géopolitiques. Mais nous, on mettait des stories “gratitude pour l’univers ✨” entre deux hausses du prix de l’électricité.

Heureusement, ça se termine.

Neptune, la reine du brouillard, entre en Bélier le 26 janvier 2026.

Et là… préparez les extincteurs.

On sort du spa.

On entre au stand de tir.

Le Bélier ne fait pas dans la dentelle.

Le Bélier agit, tape, tranche, attaque.

Et Neptune, en Bélier, transforme ça en idéologie sacrée.

C’est plus : “je sens”.

C’est : “je fonce, je casse tout, je suis dans ma vérité cosmique.”

Sociologiquement, ça va donner :

– des militants façon commando, pas bisounours

– des gourous 2.0 qui appellent à “se lever et se battre”

– des influenceuses qui passent du yoga doux au survivalisme chic

– des partis politiques qui arrêtent de pleurnicher et commencent à mordre

– des micro-guerres idéologiques toutes les semaines

Le monde va devenir inflammable.

Pas métaphoriquement.

Littéralement inflammable.

Et économiquement ?

Accrochez votre perruque.

Tous les secteurs mous → brûlés.

Tous les business flous → carbonisés.

Toutes les boîtes qui vivaient sur le storytelling → au bûcher.

Toutes les illusions Poissons → évaporées.

Les influenceuses beauté sans compétence ?

Cendres.

Les applis wellness “respire et manifeste” ?

Fumée.

Les cabinets RH qui recrutent via horoscope ?

Dissous.

Les banques qui fonctionnent à la lenteur administrative ?

Envoyées dans le coma.

Les télécoms qui mettent 4 ans à installer la fibre ?

Supprimés par la nature.

Neptune en Bélier, c’est la liquidation judiciaire du bullshit.

En revanche — accrochez-vous — les gagnants vont être BEAUCOUP plus sérieux, BEAUCOUP plus agressifs, BEAUCOUP plus technologiquement armés.

Cybersécurité ? C’est l’or noir du cycle.

Crowdstrike, Palo Alto Networks, SentinelOne vont devenir aussi essentiels que l’eau potable.

Défense et spatial ?

Lockheed Martin, Northrop Grumman, Dassault, RocketLab :

ce sont les nouveaux Apple.

Énergie dure ?

Le nucléaire revient comme un ex toxique qui a fait une thérapie et qui, bizarrement, devient fréquentable.

Orano, EDF, les SMR, les géants de l’hydrogène industriel :

ils vont manger la décennie.

IA linguistique et cognition ?

Microsoft, Google, OpenAI, Anthropic :

ils contrôlent la nouvelle tour de Babel.

Robotique et neurotech ?

ABB Robotics, Boston Dynamics, Neuralink :

ils démolissent le concept même de “limite humaine”.

Semi-conducteurs ?

Nvidia et AMD :

les rois du monde.

Sans eux, rien n’existe.

Pas d’IA. Pas de guerre. Pas de drones. Pas de banques. Pas de porno.

Rien.

Et puis il y a un dernier phénomène :

la femme Bélier.

Indépendante, autonome, conquérante, armée émotionnellement, économiquement et parfois littéralement.

Les marques outdoor, sécurité, self-defense, performance féminine : carton assuré.

Bref.

Neptune en Bélier, c’est la fin des bisous et le début des cicatrices.

Ce n’est pas une décennie où on attend que les choses se passent.

C’est une décennie où on prend une machette et où on trace sa route.

Le monde va devenir brutal, rapide, exigeant, brillant, dangereux.

Les héros vont émerger.

Les illusions vont mourir. ENFIN.

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