L’astrologie est d’abord une méthode d’analyse du temps.
Elle repose sur l’observation des grands cycles, des périodes d’expansion ou de contraction, des moments de rupture et des phases de stabilisation. Contrairement aux idées reçues, elle n’a pas pour objectif de prédire des événements précis, mais d’éclairer la dynamique d’une période : son climat psychologique, son rythme, son contexte global.
Les planètes lentes comme Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton indiquent des phases collectives, exactement comme les cycles en macroéconomie ou en finance comportementale. Elles rendent visible ce que les indicateurs classiques ne captent pas toujours immédiatement : le momentum, l’état d’esprit d’une société, l’envie ou la peur du risque, l’ouverture à l’innovation ou, au contraire, la recherche de sécurité.
Dans l’histoire, les grands cycles planétaires correspondent à des moments clés.
La conjonction Saturne–Pluton de 2020 a marqué une période de compression et de limitation, comme en 1914 et 1982, deux dates où la structure mondiale a été profondément perturbée.
Uranus en Bélier entre 2011 et 2018 a coïncidé avec l’explosion de la tech, l’essor des startups et les ruptures numériques majeures — exactement le type de phénomènes associés à Uranus, symbole d’innovation et de disruption.
L’entrée de Pluton en Verseau en 2023 illustre déjà des transformations profondes autour de l’IA, de l’automatisation, des tensions autour des modèles anciens et des débats sur la régulation, ce qui correspond parfaitement à la logique de ce cycle.
En finance, l’astrologie sert aussi à replacer les marchés dans le contexte émotionnel et psychologique collectif.
Les chiffres ne racontent jamais toute l’histoire : les marchés réagissent au climat général, à la confiance ou à l’anxiété, à l’euphorie ou au doute.
Jupiter correspond souvent aux phases d’expansion, de flux, de prises de risque, comme on l’a vu en 2021.
Saturne renvoie aux périodes de restriction, de discipline et de resserrement, comme en 2022 avec la hausse des taux et la purge des excès.
Uranus est lié aux pics de volatilité, aux innovations rapides et parfois aux bulles technologiques.
L’astrologie ne dit pas ce qui va se produire exactement, mais elle situe les conditions dans lesquelles les marchés évoluent et la texture émotionnelle d’une période.
Cette logique n’a rien de mystique. Elle n’a rien à voir avec la prédiction. Elle s’apparente à un outil de lecture du climat global, exactement comme les modèles psychologiques en finance comportementale, les indicateurs de sentiment, le fear and greed index ou l’analyse des flux.
L’astrologie anticipe ces climats au lieu de simplement les mesurer après coup. Elle permet de repérer la cohérence d’une phase avant que les chiffres ne l’expriment totalement.
Dans le monde contemporain, l’astrologie est utilisée plus largement qu’on ne le croit.
Aux États-Unis, certains analystes de cycles financiers comme Ray Merriman ou la Cycles Foundation intègrent des modèles planétaires à leurs analyses macro. En Inde, il existe une tradition officielle d’utilisation de l’astrologie védique dans certaines commissions gouvernementales liées à la stratégie.
En Chine, les cycles symboliques (qui suivent une logique très proche des cycles planétaires) sont encore intégrés dans des décisions politiques ou économiques importantes.
Les pays du Golfe y ont régulièrement recours dans la planification d’événements majeurs.
Historiquement, Ronald Reagan utilisait les cycles astrologiques pour planifier certains rendez-vous diplomatiques sensibles, et François Mitterrand consultait régulièrement pour comprendre les tendances sociétales longues.
Certaines grandes entreprises asiatiques utilisent encore aujourd’hui des experts en cycles lors de lancements, d’ouvertures ou de changements de direction.
Dans Astrobourse, j’utilise l’astrologie comme un outil parmi d’autres : jamais comme une certitude, jamais comme une prédiction.
Elle me permet simplement de replacer les marchés, les sociétés humaines et les moments économiques dans leur cycle naturel.
Elle aide à voir quand une période est structurellement favorable, nerveuse, innovante, exigeante ou instable.
Elle met en évidence le tempo, les transitions et les fenêtres d’opportunité.
Elle complète la lecture des données, elle ne les remplace pas.
Elle permet d’expliquer pourquoi un marché peut s’emballer malgré des chiffres moyens, pourquoi une prudence générale s’installe alors que les données restent bonnes, ou pourquoi certaines périodes favorisent naturellement l’innovation ou les changements de modèle.
C’est une façon plus large et plus cohérente de comprendre ce qui traverse un moment, avant même que les indicateurs classiques ne le confirment. Elle ne dit pas ce qui va arriver, mais elle éclaire dans quel type de période nous sommes.
Elle rend visible le contexte, le rythme et la psychologie collective — trois éléments que la finance traditionnelle a tendance à sous-estimer alors qu’ils structurent profondément les grandes tendances.